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Prix de la Start-up de l’année EY. Klaxoon secoue les réunions d’entreprises

le 7 juillet 2017
Ouest-France – Souvent ennuyeuses, parfois peu productives, les réunions d’entreprises en font bailler plus d’un. Avec sa technologie, Klaxoon revisite les meetings qui n’en finissent plus. La start-up rennaise participe pour la première fois au prix de l’entrepreneur EY dans l’Ouest.

Klaxoon Campus, à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Les locaux de l’entreprise sont dignes de ceux de Google. Couleurs vives aux murs, 1 500 mètres carrés sur trois étages, bars et espace cafétéria… Même les employés jouent le jeu avec leur tee-shirt rose floqué d’un fier « Teamwork redefined » (le travail d’équipe redéfini).

Une box, clé du succès

Un vent de Californie souffle sur cette start-up rennaise qui a pour concept de dynamiser les réunions d’entreprises. Deux ans de recherche et développement ont été nécessaires pour produire la Klaxoon Box. Le petit boîtier est la clé du succès de la start-up. Elle permet à l’ensemble des employés d’une entreprise de se connecter et de partager en temps réel des informations, idées, mais aussi dessins, vidéos… Bref de faire circuler l’information et de brainstormer.

Fini les réunions classiques où l’on écoute pendant deux heures quelqu’un parler.

Lorsque les gens écrivent, on remarque qu’ils proposent en moyenne 10 fois plus d’idées , précise Matthieu Beucher, fondateur de l’entreprise.  Dans une réunion, traditionnelle, les salariés n’osent pas prendre la parole. Or, lorsque l’on participe, on retient les choses. 

Leur objectif ? “Construire le consensus au quotidien. Pas besoin d’un lieu ou d’un instant T pour donner son opinion. On transforme une équipe qui subit en une équipe qui dialogue .”

Un produit exporté dans 120 pays

Un concept qui séduit au-delà des frontières françaises. Des entreprises, dans 120 pays, ont adopté cette nouvelle manière de travailler.

Aux États-Unis, Klaxoon rencontre en effet déjà son petit succès. En 2016 et en 2017, la jeune pousse s’est rendue au CES de Las Vegas où elle a été, par deux fois, récompensée d’un prix. « On était dans un stand de 9m2 et le monde entier défilait devant nous », se rappelle Matthieu Beucher. « On était un peu à part parce que notre produit est très corporate. Mais nous pensons qu’il lance un message aussi au grand public sur le fait que la manière de travailler appartient à chacun. Il faut du sur-mesure pour dévoiler les talents ».

Félicité par le secrétaire américain au Commerce

Leur success-story américaine s’est poursuivie jusqu’au 19 juin à Washington. Klaxoon a été détectée par le programme Select USA, lancé par Barack Obama, programme dont la vocation est d’accompagner les entreprises étrangères lors de leur implantation aux États-Unis. Un projet qui n’est pas tombé à l’eau avec l’arrivée à la tête du pays de Donald Trump.

Pour relancer le programme, Klaxoon a même été choisie comme symbole. « Le secrétaire d’État (ministre) au Commerce, Wilbur Ross, nous a félicité et a déclaré qu’il était content de nous accueillir », décrit le patron-fondateur. « On était devant pleins de grands groupes BMW, Oracle… ».

« On va passer en vitesse XXL »

Après ce joli moment, Matthieu Beucher ne veut pas se reposer sur ses lauriers. Pour mener à bien ses ambitions, Klaxoon, dans le top 3 des entreprises en termes de croissance, vient d’ouvrir un bureau à New York.

Autre révélateur de son succès déjà grandissant, elle a relevé un nouveau défi au salon Vivatech, en juin : peser parmi les grands groupes. « On était dans le top des visites du salon, entre IBM et Orange ». Une belle lancée qui semble vouloir se poursuivre.

Ecrit par Margot Garnier

Article original : Ouest-France